Le bilan CO2 d’un véhicule se fait en considérant toutes les émissions de ce véhicule « du puits à la roue » (« Well-to-Wheel » en anglais), c’est-à-dire de la raffinerie ou la centrale de production d’électricité jusqu’au véhicule lui-même.
Ainsi, lorsqu’on dit qu’un véhicule électrique n’émet pas de CO2, on ne parle que du véhicule lui-même, c’est la partie « Tank-to-Wheel », du réservoir à la roue ou plutôt de la batterie à la roue. On ne prend alors pas en compte les émissions de CO2 lors de la production d’énergie électrique.
Cela peut varier de façon importante d’un pays à l’autre. Ainsi, si la moyenne européenne est à une émission de 350g de CO2 par kWh électrique produit, en France nous nous situons plutôt à 40,8g par kWh.
Un moyen de faire baisser les émissions de CO2 lors de la production d’électricité et donc de diminuer les émissions de CO2 du véhicule en comptant « Well-to-Wheel » est l’utilisation des énergies renouvelables.
L’éolien
La première ressource à laquelle on peut penser est celle du vent. Son énergie a depuis longtemps été exploitée par l’Homme avec les moulins à vent et en 1891 apparaît le premier aérogénérateur d’électricité au Danemark. Aujourd’hui, on s’en sert de deux façons : pour alimenter des sites isolés ou pour une production couplée au réseau avec les parcs éoliens. Les éoliennes peuvent aussi être installées en mer car l’électricité produite se transporte facilement.

Selon l’European Wind Energy Association, le potentiel éolien mondial serait de 53 000 TWh.
Le Photovoltaïque
La seconde ressource disponible en abondance sur la Terre est l’énergie solaire. L’électricité est produite grâce à des panneaux photovoltaïques. L’effet photovoltaïque, à savoir la production d’électricité grâce au rayonnement solaire sur des matériaux spécifiques, a été découvert en 1839 par Henri Becquerel. Depuis, on s’en est d’abord servi pour alimenter des satellites puis des sites isolés et dans la fin des années 1990, les particuliers équipés de panneaux solaires ont pu se raccorder au réseau. On a aussi assisté à l’ouverture de parcs photovoltaïques. D’après EDF, la puissance installée cumulée dans le monde était de 23,1 GW. Aujourd’hui, des infrastructures de charge équipées de panneaux photovoltaïques permettent aux utilisateurs de véhicules électriques de les recharger à partir de l’énergie solaire, plus respectueuse de notre environnement.
Consultez notre dossier : Les ombrières solaires.
L’Hydraulique
Une autre source renouvelable susceptible de servir à la production d’électricité est l’énergie hydraulique, déjà exploitée par les barrages mais aussi avec les projets « d’éoliennes sous-marines » utilisant la force marémotrice (force des courants lors des marées).
Un inconvénient des énergies renouvelables, et de l’électricité en général, c’est qu’on ne peut que difficilement stocker l’énergie produite. D’autre part, la production est souvent intermittente et imprévisible. On ne peut ainsi pas forcément exploiter toute l’électricité produite par les sources renouvelables.
L’importante quantité de batteries présentes dans les véhicules électriques offre un lieu de stockage idéal de cette énergie. D’autre part, une gestion intelligente des stations de charge permettrait de charger les batteries lors de pics de production des sources renouvelables qui ne correspondent pas forcément à des pics de consommation.
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