Projet imaginé il y a dix ans déjà, Solar Impulse avait effectué son premier vol en juin 2009. En 2010, l’avion solaire avait effectué un voyage sans escale de 26 heures pour démontrer sa capacité à accumuler suffisamment d’électricité durant le jour pour continuer à voler de nuit. Un an après, il réalise son premier vol international entre la Belgique et la France et en juin 2012, le premier périple transcontinental de 2500 km entre Madrid, en Espagne, et Rabat, au Maroc, en 20 heures.

Vendredi dernier, l’avion solaire a décollé de San Francisco, en Californie, sur la côte Pacifique, pour rejoindre Phoenix, en Arizona. Le voyage a été réalisé sans aucune autre source d’énergie que le soleil. Bertrand Piccard était aux commandes pour ce décollage de la base aérienne Moffett à Mountain View. La distance parcourue était d’environ 1000 kilomètres, mais ce n’est que la première étape.
Traversée des États unis : Décollage de l’avion Solar Impulse
L’équipe suisse de Solar Impulse, menée par Bertrand Piccard et André Borschberg, entend effectuer la traversée complète des États-Unis d’Est en Ouest : après Phoenix, les escales prévues sont Dallas (Texas), Saint-Louis (Missouri), Washington DC et enfin New York. Il faudra donc encore quatre vols pour traverser le continent nord-américain. Les deux pilotes et concepteurs du projet se relaieront au fil des étapes, l’avion n’étant équipé que d’un seul siège.
Bertrand Piccard était aux commandes pour ce premier vol vers l’Arizona. Le vol aura duré 18 heures et 18 minutes. Ce géant de seulement 1600 kg de fibres de carbone possède une envergure de 63,4 mètres qui lui ont permis de voler à une vitesse moyenne de 49 km/h.
Solar Impulse entame sa traversée des États-Unis
Avec ses 12 000 cellules photovoltaïques qui alimentent ses batteries rechargeables et qui lui permettent ainsi de voler la nuit, le Solar Impulse a l’envergure d’un gros porteur, mais son poids ne dépasse pas celui d’une voiture. Quant à sa consommation d’énergie, elle équivaut à celle d’un scooter !
D’ici 2015, les ingénieurs veulent se lancer un défi de grande envergure : pouvoir permettre à l’appareil d’avoir assez d’autonomie pour effectuer un tour du monde. Les pilotes de l’avion ont quant à eux affirmé que la traversée des États-Unis aurait pu se faire sans escale, mais que des étapes étaient préférables pour des raisons de sécurité.
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Illustrations : © hebdo.ch - Solar Impulse





