Un bataillon d’hôtes et d’hôtesses au garde-à-vous accueille les VIP émerveillés par le professionnalisme des outils marketing du lieu : carte du monde, vidéos emphatiques, démonstration en temps réel derrière une vitre… Il n’y a sur la ville que 5 VE Renault en attente d’homologation et deux véhicules sur place pour la démonstration : une Fluence et une Nissan. Batterie allemande (Bosch) pour la Fluence et japonaise (NEC) pour la Nissan…
L’objectif est clair pour l’énorme machine BETTER PLACE : tenter le jackpot en séduisant le gouvernement chinois et envahir la Chine de stations de « quick-drop » selon son souhait.

Mais derrière cet emploi premier pourrait bien se dresser une autre ambition autrement rusée du génial Shaï Agassi : parsemant le monde de ses stations de charge qui sont autant de garages à batteries, il devient un acheteur d’énergie de tout premier ordre, qui pourra influer sur les cours, acheter aux heures creuses et charger aux heures pleines. Plus malin encore : ses stations deviendront autant de réservoirs d’énergies adaptés aux smart-grids mondiaux. Il pourra alors revendre son énergie en cas de surcharge, voire louer aux états son système génial de régulation énergétique modulable et délocalisé. Du génie on vous dit.
A lire également : Better Place développe l’échange de batteries en Chine
Illustration : © Better Place - Planète Verte





