Elon Musk a de la ressource avec une fortune estimée à 2 milliards de dollars. Grâce à sa surface financière, issue de son expérience à la tête de PayPal, puis SpaceX, il a pu financer son rêve de devenir un constructeur de voitures électriques.
Avec de bonnes fées venues se pencher très tôt sur le berceau, comme les co-fondateurs de Google et l’ancien Président d’eBay qui ont placé de l’argent, la start up californienne a pu réussir, là où tant d’autres ont dû renoncer.
Ainsi donc, Tesla a engrangé un bénéfice de 15 millions de dollars [1], sur un chiffre d’affaires de 562 millions réalisé au cours des 4 premiers mois de l’année. Certes, une partie de ces profits provient d’activités annexes comme les partenariats avec Daimler et Toyota, ainsi que la revente de crédits zéro émission à d’autres constructeurs (pour 68 millions de $). Mais, le fait est là : la firme dirigée par Elon Musk voit ses comptes passer pour la première fois dans le vert, depuis sa création en 2003.
Tesla a réussi l’exploit de vendre 4900 Model S sur la période de janvier à avril (au lieu de 4500 prévues). Le prix moyen est toutefois plus bas que prévu, car les clients préfèrent la version avec la batterie de 60 kWh. Celle d’entrée de gamme à 40 kWh a été abandonnée. L’accueil réservé à la berline de luxe électrique permet de revoir à la hausse les prévisions de ventes. La firme californienne pense avoir le potentiel pour vendre plus de 20 000 voitures par an (l’estimation porte sur plus de 30 000). Elle compte notamment sur l’Europe (où les premières voitures arrivent) et l’Asie.
La marque californienne se montre raisonnablement optimiste pour le reste de l’année, malgré les coûts de lancement à l’étranger (15 nouveaux points de vente) et le financement de stations de recharge rapide.
2013 sera-t-elle l’année de Tesla ?
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Illustration : © Tesla





