Soucieux de l’environnement, ces scientifiques de Vladivostok ont souhaité utiliser des matières premières végétales dans les batteries Li-Ion afin de les rendre plus écologiques. Le sucre de canne importé de Chine et les pousses de bambou facilement accessibles et peu couteuses ont notamment été utilisés. Ils ont alors élaboré un dispositif expérimental permettant de les conditionner afin qu’ils puissent être utilisés pour l’anode des accumulateurs Li-Ion : les produits végétaux sont “nettoyés” puis chauffés à plusieurs reprises à de hautes températures variant entre 800°C et 1100°C. Après refroidissement et un certain nombre de traitements modifiant ses composés [1], le produit obtenu est broyé.
Finalement, il est obtenu un granulé de charbon [2] contenant des particules de forme ovale et d’une taille de 14 µm. La structure feuilletée ainsi créée possède une composition cristalline similaire aux matériaux anodiques à structures graphite utilisés dans le commerce.
Les chimistes russes, convaincus de la qualités de ce matériau, vont poursuivre leurs expérimentation dans l’optique de développer au mieux cette technologie de stockage d’énergie durable, qui pourrait à terme équiper tous les dispositifs électroniques portables utilisés actuellement.
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