Les réseaux intelligents constituent l’étape nécessaire vers le passage à une gestion nouvelle de l’énergie au niveau national, européen et mondial. Pour développer la recherche et ses applications dans ce domaine, cette chaire d’excellence a été mise au point au sein de la plateforme PREDIS. Cette plateforme expérimentale servira à la fois aux doctorants de support de démonstrations et aux partenaires pour mener des recherches appliquées ou des formations.
C’est Brigitte Plateau, administrateur général de Grenoble INP, qui a eu le plaisir d’introduire l’ouverture de la chaire d’excellence. C’est en face d’un parterre de personnalités impliquées qu’elle a énuméré les différents avantages d’une telle collaboration.
Geneviève Fioraso, député de l’Isère, Olivier Métais, directeur de l’ENSE3 [1] qui accueille la chaire en question et aussi Nouredine Hadjsaid, professeur et responsable de la chaire, défendent le partenariat en mettant en évidence les synergies.

Brigitte Plateau, Jean-CLaude Sabonnadière, Marc Boillot et Olivier Métais.
François Loos, Président de l’ADEME, a salué cette initiative tout en soulignant l’engagement grenoblois en matière de gestion énergétique et d’énergies renouvelables. Rappelant que les européens, japonais et américains sont tous très portés sur le sujet, Mr Loos donne un message d’encouragement sous la formule « Dépêchez-vous », afin que les premiers bénéfices du partenariat arrivent aussitôt que possible.
Marc Boillot, directeur de la Stratégie et des Grands Projets d’ERDF commente : « les Smart Grids sont une révolution copernicienne » décrivant les multiples problèmes que ces procédés permettent de régler. Ils permettent de lisser les pics de consommation pour éviter une rupture totale, que nous avons frôlée l’hiver dernier. Ils offrent aussi la possibilité de faire passer le courant dans l’autre sens pour mieux valoriser les énergies renouvelables. Enfin, il permet de communiquer avec les consommateurs pour éviter d’actionner des centrales de production d’électricité qui ne seraient pas propres.
« Le smart grid, véritable rencontre entre le réseau électrique, l’électronique et l’informatique, permet justement au réseau de s’adapter à ce nouveau contexte », a-t-il rajouté.
Ce nouveau contexte, c’est celui où en 2020 le réseau devra être capable de distribuer l’électricité à 35 millions de consommateurs, tout en en recevant de la part d’un million de producteurs.
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Illustration : © Enviscope





