Lors du congrès Mobilis, qui se déroulait cette semaine à Belfort, l’hydrogène a déjà été mis en exergue avec la F-City H2, avec son range extender sous forme de pile de combustible.
L’un des partenaires de ce projet, l’Institut Pierre Vernier (situé à Besançon et spécialisé dans le transfert de technologies) est aussi impliqué dans un autre projet de recherche. Ce dernier a pour nom MobyPost et a pour objet de développer des véhicules décarbonés pour La Poste.

La solution retenue est celle de l’hydrogène. Au total, 10 véhicules électriques à hydrogène seront développés d’ici 2013 avec un cahier des charges fixé par La Poste. Le modèle en question devra mesurer seulement 1 mètre de large, supporter 100 kg de courrier, 300 arrêts par jour et assurer au moins une autonomie de 50 km. Autre innovation : l’hydrogène sera stocké sous forme solide à basse pression (4 à 5 bars) dans un réservoir spécial en hydrures métalliques. Il y en aura 300 g à bord des véhicules de la Poste.
Pour relever ce challenge, initié par le Pôle Véhicule du Futur, les partenaires [1] ont privilégié une approche vertueuse, « du soleil à la roue ». C’est en effet à partir de panneaux photovoltaïques, puis d’un électrolyseur que sera produit de l’hydrogène vert, stocké ensuite sous forme gazeuse dans le véhicule.
Avec ce nouveau projet européen, la région Franche-Comté montre sa maîtrise de la filière hydrogène. Un atout alors que l’Allemagne toute proche accélère dans ce domaine.
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Illustration : © Moby Post 2011





