Synthèse des échanges autour du thème « VÉHICULES ÉLECTRIQUES ET NUMÉRIQUE : UNE COLLABORATION ATTENDUE » lors d’un petit-déjeuner-débat de l’Avere-France, le 24 octobre 2012 accueilli par Niji, la société de conseil en numérique.
Intervenants :
- Valéry Broyon, Directeur du Développement de Niji
- Julien ROBILLARD, Responsable de la Practice « Numérique et Développement Durable » de Niji, acteur référent dans la convergence numérique
- Aurélien Ouellette, Chargé d’Affaires Sodetrel
- Lionel Causse, Directeur Technique G2 mobility
La puissance du numérique
Les experts de Niji et Sodetrel confirment : le numérique est désormais complètement ancré dans nos quotidiens. Connecté par de nombreux terminaux (ordinateurs, smartphone, TV…) qu’il utilise chaque jour (informations, réseaux sociaux, processus d’achat, …) l’utilisateur numérique se situe au cœur d’une interaction puissante, qu’il soit chez lui, à son travail, dans les transports, dans les commerces …. L’intégration de la mobilité vers une nouvelle logique « servicielle » grâce au numérique, génère une collaboration mutuelle à ces deux domaines. Le numérique va pouvoir profiter d’une nouvelle voie de développement et le VE pourra bénéficier de cet environnement digital favorisant son adoption auprès des utilisateurs potentiels, grand public et professionnels. Mais son intérêt réside dans toute la chaine de la mobilité électrique, en particulier au niveau des réseaux d’électricité avec l’interconnexion de la voiture aux bâtiments et aux smartphones, qu’elle soit à l’état stationnaire (gestion de la charge, smartgrids) ou lorsqu’elle roule, au service du conducteur.
Le compagnon du conducteur
Le numérique intervient à un premier niveau comme un renfort naturel de la connexion auprès du conducteur, pour répondre à ses besoins de conduite et diminuer ses appréhensions liées à la recharge et l’autonomie. Il aura accès en direct aux informations concernant l’autonomie restante, la localisation, la disponibilité voire la réservation des bornes. En ce qui concerne l’autonomie, la société Niji prône un accompagnement éducatif pour rassurer le consommateur. Les données en temps réel permettront d’ailleurs de montrer les vertus de l’écoconduite, ayant un impact direct sur la consommation. D’une façon similaire à l’évolution du téléphone vers le smartphone depuis un siècle, le VE s’insère dans un nouvel écosystème de mobilité bien plus complexe que l’utilisation d’un véhicule, dont le numérique sera le fédérateur. Ce changement d’approche permettra non seulement une meilleure intégration du VE dans son territoire mais également une vision et une responsabilité plus collective que le véhicule thermique.
Au service du modèle économique des entreprises
Le numérique devrait également nourrir le développement des VE, notamment auprès des entreprises qui pourront considérer le VE comme un atout : grâce à sa symbiose avec le numérique lui permettant de communiquer avec son environnement, il pourra être considéré comme outil objectif intégré au système de gestion. G2mobility insiste d’ailleurs sur le nécessaire avantage économique et donc concurrentiel du VE, qui pourrait se situer à ce niveau. On sent poindre que le VE n’est pas seulement une nouvelle voiture. C’est une nouvelle expérience, et l’apport du numérique, qui se nourrit du VE autant que le VE s’en nourrit, semble devoir être le déclic qui devrait rendre le VE différenciant dans les prochaines années, car le numérique sera indéniablement au service du modèle économique autour du VE.
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