Une conclusion plutôt inattendue est ressortie de ces échanges : les grandes villes ne seraient pas les lieux les plus stratégiques pour l’introduction des véhicules électriques pour un usage privé. Les parcours urbains ne permettraient pas d’amortir le coût de ces véhicules, alors que les clients potentiels pour le marché des véhicules électriques sont plutôt citadins.
Les discussions de ce forum vont même plus loin. Pour que les ventes décollent et que le véhicule électrique se démocratise enfin, il ne suffit pas de baser son argumentaire sur les trois piliers, pourtant avérés, que sont l’écologie, l’absence de bruit et la popularité. Selon les participants, il faudrait aller plus loin pour atteindre un coût total de possession compétitif (grâce à la standardisation et aux subventions des gouvernements) et créer des modèles économiques soutenables et intelligibles pour les consommateurs.
Et autant dire que la standardisation (à venir ?) promet de grandes discussions au niveau national et mondial. Aujourd’hui, les processus de charge diffèrent d’un modèle de véhicule à l’autre. Une harmonisation des standards d’infrastructures de charge et des véhicules eux-même pourrait permettre d’éviter les problèmes de sécurité et de fiabilité occasionnés par d’éventuelles incompatibilités.

Mais aujourd’hui, les smart grids semblent s’adapter à cette réalité. Des bornes de recharge, résidentielles ou publiques, permettent déjà de paramétrer la borne et le mode charge aux caractéristiques de son véhicule grâce à un logiciel informatique.
Un seul modèle ne pourra convenir à tous. Mais au lieu d’être une nouvelle contrainte, ce contexte semble profiter aux nouveaux acteurs de la mobilité électrique qui y voient une réelle opportunité économique. Nous quittons l’ère de la possession pour entrer dans celle de la mobilité 2.0, des voitures communicantes, des réseaux intelligents et des nouveaux modes de transport (autopartage, libre service et location). Ces nouveaux outils et moyens nous apporteront la souplesse nécessaire pour nous adapter aux changements à venir et nous accompagner dans la transition vers ces nouveaux modes de mobilité.
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